PLAIDOYER POUR UN CONGÉ MENSTRUEL POUR LES FEMMES QUI SOUFFRENT DE DYSMÉNORRHÉE INVALIDANTE

PLAIDOYER POUR UN CONGÉ MENSTRUEL POUR LES FEMMES QUI SOUFFRENT DE DYSMÉNORRHÉE INVALIDANTE

On ne peut imaginer pire douleur que celle qui revient inexorablement régulièrement. Certaines femmes vivent cette triste attente tous les mois depuis leur puberté. La dysménorrhée, nom scientifique des menstruations douloureuses est un drame mensuel que subissent certaines femmes et parmi elles des travailleuses. Ces douleurs sont parfois tellement atroces que tout ce que peut faire une femme atteinte, c’est de s’allonger ou se recroqueviller. Bien sûr, il y a des antidouleurs. Toutefois, beaucoup de lectrices savent que parfois la médication ne sert à rien.

Régime juridique de l’employée

Dans de telle condition une employée ne peut pas travailler, elle baisse en productivité. Le Code du Travail dans un souci de reconnaître et de protéger les droits des femmes a fait de celles-ci une catégorie spéciale d’employés au même titre que les miniers, les mineurs, les gens de mer, etc. Il élabore sur les conditions de travail des femmes et les congés qui leur sont destinés en cas de grossesse. Si porter un bébé exige des jours de repos de 12 semaines en principe, les règles douloureuses s’installent à la même enseigne : l’utérus. La dysménorrhée est une contraction douloureuse de l’utérus qui peut irradier jusqu’au bas du dos et le dessus des cuisses. Elle peut durer un ou plusieurs jours, avant ou pendant les règles, supportable ou complètement invalidante.

La dysménorrhée pour un congé

La dysménorrhée est donc à l’opposé de la grossesse, quand l’une est présente l’autre est forcément absente. Mais, il n’en demeure pas moins qu’elles soient liées anatomiquement et physiologiquement dans la cathédrale de l’utérus. Pourquoi, le législateur ne mettrait pas à la disposition des femmes souffrant de ce mal un congé ?

Un congé maladie inapproprié

On ne peut pas se rabattre sur le congé maladie pour résoudre le problème, pourquoi ? Le congé maladie est seulement de 15 jours par an. Si l’on pose que la dysménorrhée ne dure qu’un jour cela impliquerait environ 12 jours de congé par an soit seulement 3 jours resteraient disponible pour une maladie éventuelle. Imaginez que la douleur dure plus de 24 heures . Une ouvrière tomberait immanquablement dans la suspension de contrat de travail en cas de maladie parce que n’ayant plus de congés payés à sa disposition car complètement épuisée par les douleurs des règles. Pour ne pas nuire aux éventuelles maladies nécessitant un congé maladie, il serait judicieux de créer un congé menstruel. Ce n’est pas nouveau, le Japon fut la première nation à faire usage d’un tel congé depuis 1947. Beaucoup de pays asiatiques ont suivi depuis. Bien entendu, il n’est pas question de reproduire tel quel le congé japonais. C’est un congé mis à la disposition des Japonaises dès qu’elles ont leurs règles. Pour ce qui nous concerne, il est question de congé pour invalidité dû à la dysménorrhée.

Verne Ho Vio0tyzxl4u Unsplash
La dysménorrhée, nom scientifique des menstruations douloureuses

Régime juridique du congé menstruel

Je parle ici d’un congé de 2 jours par mois, assigné exclusivement aux femmes pouvant faire la preuve de douleur des règles. Un total de 24 jours de congé par an. Dès le recrutement de la femme un certificat médical devra être soumis pour attester la preuve de la dysménorrhée. Pour éviter que les employeurs ne discriminent les femmes souffrant de douleurs des règles, cette abrogation du Code du Travail devrait interdire au patron de rejeter une candidature pour cette raison tout comme il est interdit de refuser une candidature pour cause d’handicap. Tous les mois l’employée et la direction des Ressources Humaines organisent les deux jours de congé en fonction du cycle menstruel. Je pense que ces congés ne devraient pas être payés, pourquoi ? Pour empêcher que les femmes qui peuvent supporter la douleur ne profitent inutilement de ces jours de congé. Ou, pour garder la nature payée de ces congés de les octroyer qu’aux employées qui souffrent de dysménorrhée totalement invalidante. Une ouvrière qui pouvait supporter la douleur ou suivait un traitement efficace mais pour des raisons médicales les douleurs augmentent et les médicaments deviennent inefficaces peut avoir accès au congé menstruel sous présentation de certificat médical attestant du changement. Les travailleuses de plus de 45 ans ne seront pas éligibles pour ce congé sauf sous présentation de certificat médical attestant que l’employée en question n’est pas encore ménopausée et souffre de règles douloureuses. Tous les deux ans, les employées de plus de 45 ans devraient soumettre un certificat médical attestant de la persistance de l’état menstruel.

La plaidoirie est lancée

Pour empêcher que les femmes qui peuvent supporter la douleur ne profitent inutilement de ces jours de congé. Ou, pour garder la nature payée de ces congés de les octroyer qu’aux employées qui souffrent de dysménorrhée totalement invalidante. Une ouvrière qui pouvait supporter la douleur ou suivait un traitement efficace mais pour des raisons médicales les douleurs augmentent et les médicaments deviennent inefficaces peut avoir accès au congé menstruel sous présentation de certificat médical attestant du changement. Les travailleuses de plus de 45 ans ne seront pas éligibles pour ce congé sauf sous présentation de certificat médical attestant que l’employée en question n’est pas encore ménopausée et souffre de règles douloureuses. Tous les deux ans, les employées de plus de 45 ans devraient soumettre un certificat médical attestant de la persistance de l’état menstruel.

Partagez cet article

Share on facebook
Share on twitter
Share on linkedin
Share on pinterest
Share on email
Scroll to Top
×